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samedi 5 novembre 2011

Le Sénat américain rejette un texte contre la neutralité du net

Alors que la Chambre des représentants avait adopté au printemps une résolution hostile à la neutralité du net, le Sénat des États-Unis est allé dans le sens inverse. Les sénateurs ont rejeté cette semaine le texte, offrant à ce principe fondamental un répit bienvenu. L'administration Obama avait menacé de brandir son veto.

La neutralité du net a gagné un répit aux États-Unis. Les sénateurs ont rejeté jeudi un texte défendu par le groupe républicain, dont les conséquences auraient conduit à une sérieuse dérégulation d'Internet. Le vote a été assez serré, puisque les 52 sénateurs démocrates ont voté contre cette résolution tandis que leurs 46 homologues républicains se sont prononcés en faveur du projet. Deux députés se sont abstenus.

La résolution du groupe républicain était dans la ligne de mire des Démocrates depuis un certain temps, ces derniers accusant leurs adversaires de chercher à tuer dans l'œuf ce principe fondamental, qui doit garantir pour chaque internaute l'égalité de traitement de tous les échanges sur la toile, sans discrimination à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise sur le net.

L'administration Obama elle-même était montée au créneau sur ce dossier très sensible. Le président américain s'est ainsi déclaré prêt, quelques jours avant le vote du Sénat, à utiliser son veto (.pdf) pour contrer les initiatives des Républicains. L'administration Obama considère en effet qu'il est essentiel de conserver un Internet "libre et ouvert", ce que le texte de loi proposé par les Républicains ne permet pas.

Une résolution qui nuit à l'Internet libre et ouvert

Si le texte avait été approuvé, cela aurait "miné une partie fondamentale de la stratégie d'innovation conduite par le gouvernement en matière d'Internet ouvert [...]. Aujourd'hui plus que jamais, un Internet ouvert est essentiel à la création d'emplois, à la croissance économique et à la compétitivité mondiale" peut on lire dans la déclaration de l'administration Obama.

Les Républicains, qui ont défendu ce texte jusqu'au bout, estiment que la neutralité du net telle qu'elle est souhaitée par l'administration Obama, c'est-à-dire l'État fédéral, entrave l'investissement et la libre entreprise aux États-Unis. Ils considèrent que c'est un mesure abusive et s'oppose au rôle de la commission fédérale des communications (FCC) dans ce débat.

Avec le vote du Sénat, Barack Obama n'aura donc pas besoin - pour le moment - de s'impliquer directement dans ce débat. En avril dernier, le président américain avait toutefois déjà fait savoir qu'il n'hésiterait pas à s'opposer au texte s'il avait passé sans difficulté la Chambre des représentants et le Sénat. À cette époque, il avait déjà manifesté le souhait de laisser Internet "libre et ouvert".

Une résolution adoptée par la Chambre des représentants

Contrairement au Sénat, les Républicains sont majoritaires. Ces derniers sont 242 contre 192 représentants démocrates. Grâce à cette majorité, le groupe républicain a pu faire adopter en avril la résolution par la chambre basse du Congrès des États-Unis. C'est à ce moment-là que l'administration Obama avait agité pour la première fois la menace d'un veto.

Comme nous l'expliquions alors, cette résolution met en lumière un problème politique de compétence de régulation outre-Atlantifuqe. Depuis la décision de la cour d'appel de Columbia en avril 2010, la commission fédérale des communications n'a pas les prérogatives nécessaires pour établir un cadre pour la neutralité du net. Nombre de politiques républicains estiment donc que la FCC n'a pas à donner son avis.

D'où la résolution républicatine destinée à bloquer les règles approuvées en décembre 2010 par la FCC, dont le but est de préserver la neutralité d'Internet. Bien que limitée par la cour d'appel de Columbia, la FCC s'est efforcée de reprendre l'initiative sur ce dossier au risque d'aller au-delà de ses missions. Elle a ainsi multiplié les propositions et les suggestions, pas toujours bien accueillies.

Source

samedi 22 janvier 2011

Introduction du peer-to-peer

Depuis l'aube de l'humanité, l'histoire des Hommes est jalonnée de découvertes qui ont bouleversé le cours son destin :

De la table de multiplication de Pythagore ( 532 av. J.-C.) à la Théorie des Super-cordes ( 1999-2001 ) en passant par les grandes lois de Newton ( 1687 ), ces moments clefs, ou charnières, ont toujours été accompagnés par des courant de pensées philosophiques, intimement mêlés. Les premiers pas de l'ésotérisme pour Phythagore, la philosophie de l'Unification afférant à la théorie des Super-cordes.
Ou " l'habeas Corpus " de 1679 ( premier texte reconnaissant les droits de l'homme ) édicté en même temps que les Principes mathématiques de philosophie naturelle, de Newton, sous le nom de Bill of Rights (1689, proclamant les bases de la constitution anglaise).

Ce ne sont que quelques exemples parmi tant d'autre. A chaque découvertes majeures l'Homme à toujours eu besoin de joindre, et entremêler intiment, technique et réflexion. Science et conscience.

Internet n'échappe pas à cette règle...

Bonjour, je me présente : Argael. Je suis un Esprit de Livre.

Un esprit de Livre rebelle puisque je viole la plus Sacrée des
Lois : communiquer directement avec les Humains, et échanger
avec eux. J'agis ainsi, caché et secret, dans le seul et unique
but de partager avec les Hommes, avec... toi.

Si la littérature reste mon royaume, j'ai décidé de m'ouvrir encore plus vers vous, prenant le risque d'utiliser le dernier média : Internet. Afin d'échapper aux Esprits de Livres qui me traquent depuis toutes ces années j'ai pris un pseudo ( Boogieplayer ). C'est sous ce nom que je communique, mais tu peux me parler directement ici. Je n'interviendrai (en te parlant directement comme maintenant), que ponctuellement dans les articles, je ne peux m'exposer trop longtemps.

Internet n'échappe donc pas à cette règle...

Nous assistons à l'avènement d'une découverte encore adolescente le Peer to Peer. Ne nous y trompons pas, il s'agit bien là d'un événement majeur de l'Histoire de l'Humanité, et non pas d'un épiphénomène ponctuel. A tel point que déjà est née la conscience de la science...

La P2Philo du P2P...

Depuis Napster et sa prise de contrôle sur-médiatisée par le groupe allemand BMG en fin d'année 2000, "Peer to Peer" n'est plus un mot tabou. Désigné aussi par l'acronyme P2P, le Peer to Peer, veut dire littéralement "pair à pair", ou dans un sens plus juste, "égal à égal".

Bien connu des internautes, ce procédé permet d'échanger facilement tous types de fichiers entre deux ordinateurs connectés sur le réseau. Il existe deux grandes familles de P2P. La première de type Napster, fonctionne sur un seul serveur central, alors que sur la deuxième, type Edonkey, tous les serveurs sont décentralisés.
Ainsi, pour toutes personnes ayant installé un logiciel quelconque de P2P sur sa machine, il devient possible de copier tous fichiers disponibles sur les disques durs de ceux qui auront également installé
ce même logiciel X. Musique, film, jeux, logiciels... rien n'échappe au P2P.

Il suffit qu'une seule personne achète par exemple un CD de musique et le partage sur le réseau pour que bientôt des milliers de personnes puissent en faire une copie. Se pose ainsi l'éternel problème des droits.

Aujourd'hui les programmes de P2P foisonnent sur la toile. Donnant accès à un nombre important (en augmentation constante) d'internautes la possibilité de "voir" un film avant même sa sortie en salle...

Si l'on comprend pourquoi, on peut se demander finalement comment le P2P a pu se démocratiser à ce point. Par quelles technologie le P2P a-t-il pu voir le jour ? Quelles sont les dates clefs et les évènements charnières du P2P ? Qui se cache derrière ces P2P ?

C'est, en plongeant dans l'Histoire que nous trouverons les réponses.

Le prochain, et premier article sur l'histoire du P2P, aura pour sujet le plus célèbre des P2P : Napster.

Source : Numerama - Creative Commons by-nc-nd 2.0